31/12/2008
les grandes dames
ce sont des grandes dames au cœur cabossé
et qui chemin faisant veulent le rabibocher
elles ont plein les parois des failles sur l’ailleurs
et elles ont plein les mains les traces de notre labeur
(partager)
elles ont des va-et-vient dans les envies communes
entre peur d’être soi et volonté d’être une
avec parfois aussi le cœur qui tient la tête
les envies établies, assumer enfin d’être
elles ont des peines profondes, une fenêtre sur gouffre
avec tout au fond une folie pas si douce
mais jouent d’être timbrées et bien cinglées encore
par la vie qu’on se crée, et malgré le dehors
elles ont des projets fous qui se mettent en marche
comme une respiration, sans y penser vraiment
et vivent malgré tout, tous ces chamboulements
des moments presque fous qui ont l’air de rien
20:24 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03/12/2008
casse
j'ai crié du plus profond
un cri sans aucun son
sans rumeur
des phrases sans aucun bruit
que des points et des i
et d'un coup
ça libère
y'a des décharges d'énergie
qui mettent l'ordre dans mon lit
il y a les yeux qui s'ouvrent
qui découvrent la vie
ses envies
alors le vent resouffle
les voiles se gonflent
et la mer prend ses droits
pars, pars, pars, pars
et puis d'un pied de nez
j'm'en vais me balader
cassez-vous les sérieux
les enclumes et promesses
cassez-vous donc enfin
ce soir on est en liesse
00:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/10/2008
à tâtons
j’effleure les mots aux odeurs profondes
caressant la douceur
frissonnant de l’ampleur
un puit de senteur
je marche à pas nus sur le parquet de l’autre
la plante des pieds
frôlant tout doucement
ne pas déranger
je m’arrête dans un souffle, impressionnée
ne plus bouger
puis je recrache l’air
et me désaltère
j’ose, je retiens, et puis je donne tout en deux mots de rien
je stoppe le flot
peur de l’inondation
la déraison
j’écoule doucement ce breuvage qui en moi
régulièrement me noie
perfusion singulière
discrète et familière
je pose un pas de plus mais n’y mets pas le poids
d’une avancée
en volée, d’une course
à pied
17:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/09/2008
pourquoi tant de haine dans banane ?
para sentirme mejor
pour se sentir mieux
c'est des matelas empillés
de l'attention au coin des portes
et la patience le soir dans le sommeil
CHUT ! et puis tant pis
je crierai aussi demain
verse tes larmes
ravale tes sourires
je suis fatiguée
sur un air de salsa
c'est dimanche tous les jours
14:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
ton ombre
ton ombre sur mes pas
ou bien c'est la mienne
ton ombre dans les coins
sur les lumières de la Loire
au creux des ponts
ton mystère à peine enfoui
caché aux passants
présence à mes côtés
inlassable, inlassé
inlassable
un lacet
14:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04/06/2008
ses yeux clairs
j’ai trouvé le gouffre du monde
dans ses yeux clairs
largaison d’un instant
et depuis dans mes chairs
le vide me martèle
j’ai trouvé la noirceur et tout l’intelligible
ce qui nous fait écho
jusqu’au fond des entrailles
sans un mot
sans un bruit
sans une explication
le froid qui se répend
et la chair qui frissonne
11:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/05/2008
papiers
une lettre à écrire, des tiroirs à vider
des papiers à remplir et des poches trouées
des endroits où courir et d’autres où s’arrêter
de l’ennui qu’il faut fuir et d’autres à chercher
le temps de réfléchir, le temps de recréer
des gens à qui sourire et d’autres à garder
obligations à tenir, promesses à renouveller
défense de sortir mais je dois m’en aller
des cahiers à remplir, des stylos à vider
et du calme
du calme s’il vous plait
on se perd dans vos mots, on se perd dans vos vies
on y perd nos envies, on y trouve des maux
juste marcher, les mains droites dans les yeux
souffler ce qu’on veux et être pour un rien
22:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/04/2008
quand ?
quand pourra t’on enfin
laisser trainer nos mains dans les airs
laisser trainer nos vies dans le temps
laisser trainer nos pieds dans la terre
sans que les gyrophares
ne nous éclairent ?
11:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/04/2008
naissance
je vis, parfois
malgré les liens qui enserrent mon être
je vis
je ressens dans mes mains l’existence parfaite
je vis
d’un coup de vent dans la tête
du craquement de la fenêtre
je vis
les existences qui se fondent
et qui créent ce monde
je nais, parfois
engloutie dans mon histoire
je nais
une énergie qui me porte
je nais
mon existence n’est pas morte
je peux tout, je suis forte
je nais
prenant des décisions
comme on fonde une maison
17:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/03/2008
vie et mort
tu creuses dans mes entrailles
dans mes songes
tu fouilles mes recoins
sous ma peau
t’illumine ma joie
un matin
et au milieu des larmes
tu t’éteinds
et quand je rends les armes
tu m’étreinds
t’éclaires cette rencontre
ce besoin
tu éclaires notre monde
et les tiens
donnes du sens à nos montres
à nos mains
offre l’urgence de vivre
et de dire
les mots qui nous parcourent
en retour
ta maison s’abandonne
se salit
mais l’existence résonne
dans nos vies
22:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/02/2008
absence
la vie nous le doit
et dans nos cœurs vidés
du sang qui y coulait
résonne dans le vide
un désir de partage
on cherche dans tous les coins
des moments en commun
et dans toutes les têtes
ce qui est dans la notre
on cherche
on croit trouveron nous l’a dit
un horoscope ou un ami
illusion folle
et les signes du destin
parcourent nos mains
la déception
elle nous chope en chemin
nous barre la route
de nos envies
nous paralysie
c’est que tout ça est si fragile
qu’on y croit encore qu’à moitié
livrant nos idéalités
comme on jette à la mer
nos vies débridées
14:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14/12/2007
voix
à cause des impayés
la facture de nos vies
on ne leur a pas remis
on a brisé mes mots
de grands coups de marteaux
résonnent dans mes phrases
on fera table rase
on a dévié les sens
qu’avaient nos existences
on les a maquillées
de l’ombre des aînés
on nous a abaissé
fait de nous des gamins
des conneries dans les mains
et des absurdités
ils n’ont pas regardé
nos jeunes vérités
préféré la misère
des têtes sans colère
y’a l’humour d’notre côté
ça aide à supporter
mais on garde la colère
vous déclarez la guerre !
20:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/11/2007
on soufflera vos mots
si vous avez la foi
des idées de partage
et des envies de vie
on créera vos bagages
on créera vos maisons
on discutera les plans
fera les fondations
si vous avez la rage
vous êtes indignés
vous voulez l’débalage
de vos vies écorchées
on vous justifiera
ou on vous donnera tort
des raisons de travers
des raisons étrangères
si vous êtes incompris
si le langage sépare
que cque vous exprimez
se bute à nos remparts
on vous aidera à dire
des phrases conditionnées
exprimer nos idées
par des concepts appris
on vous aidera à croire
que vous vous libérez
alors qu’en vérité
on soufflera vos mots
11:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/11/2007
sous ma peau
j’ai sous ma peau
de quoi rompre vos silences
de quoi dissoudre vos rangs
ordonnés
j’ai sous ma peau
de quoi rester jusqu’au bout
dans une lutte de fous
acharnée
j’ai sous ma langue
de quoi délier toutes vos pensées
des idées balancées
sur vos murailles
j’ai sous ma langue
des accusations forcenées
des vérités qui blessent
ou qui guérissent
j’ai dans mes yeux
une vision presque déplacée
dans les verres de vos vérités
bien partagées
j’ai dans mes yeux
un soupçon de contestation
un éclair de liberté
que je veux garder
11:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07/10/2007
kermesse
on va mener dans nos chaumières
des envies d’ouvrir la fenêtre
on va décider nos grand-mères
à déballer toutes ces lettres
on va évacuer les souvenirs
qui nous mènent du bout des doigts
on va pleurer ou on va rire
on va faire exploser la joie
on va remuer nos douleurs
pour les décoller des parois
on va écorcher la candeur
il faut parfois plonger en soi
on va en rire tout de même
des fois qu’on se prenne au sérieux
dans nos vies qui nous malmènent
et qui font qu’d’un coup on va mieux
ça sera la fête au village
ça sera la kermesse du bourg
on va mélanger tous les âges
on sera jeune, vieux, pris de court
le temps, instrument de labeur
deviendra une danse ouverte
à nos états, à nos humeurs
à nos envies de faire la fête
on finira tard dans la nuit
à creuser dans ce tourbillon
des tunnels et des galeries
vers le cœur du bouillon
et au matin, c’est le soleil
qui réveillera nos envies
apaisés malgré le soleil
apaisés, heureux et en vie
01:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/09/2007
une existence ardente
dans le creux de la paume, une chaleur secrète
qui croirait à cette vie, m’observant de dehors
dans l’envers de mes yeux, les regards sont brûlants
et au sein de mon ventre, la faim qui bout me chauffe
dans les méandres des songes, délier rend raison
dans le vide établi, l’harmonie prend le pas
alors la clim s’arrête, car je renais en moi
je reprends le contrôle avec les émotions
je reprends les envies, je reprends les passions
l’adrénaline chérie, et même les convictions
les délires, les déboires, les fêlures de ma vie
je reprends qui je suis, et j’accepte ce moi
j’accepte de me perdre en cherchant le chemin
d’être moins qu’une reine, d’être un assassin
d’être bien cabossée, meurtrie, ridée et pâle
mais d’être simplement, bien loin d’un idéal
ma mue abandonnée, je n’ai pas de regrets
à qui manquerait une peau que l’on n’a pas aimé
qui glissait,froide et lisse, sur la peau brûlante
d’une vie de délices, d’une existence ardente
23:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/08/2007
bidon
je n’ai qu’un souffle à offrir
il me réchauffe la nuit et me perce le bide
je te le donne contre une promesse
contre une confiance
j’ai des mailles à délier
elles me retiennent dans mon sommeil
je voudrais pouvoir voltiger
en liberté
j’ai des surprises dans mon gosier
c’est des bourgeons qui vont éclore
tu devrais pouvoir patienter
pour les trouver
j’ai la patience de te trouver
la retenue qui rend digne, et puis lâche
alors des fois je ne sais plus
comment y aller
23:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/04/2007
envie
y’a cette envie là qui vous prend dans le corps, qui vous arrache les bras en voulant les guider
y’a cette envie là qui crie à l’intérieur pour vous faire sortir, alors vous rend autiste
y’a cette envie qui pointe, y’a cette envie qui perce, cette envie de rugir et de jeter aux murs
les larmes en morceaux, les cris en échafaud sur une citadelle de bonheur et de vie
y’a cette envie qui roule, qui dévale les collines, qui remonte le ruisseaux, fait des cascades d’eau
il y a l’envie d’écrire, y’a l’envie de sortir, de peindre, de modeler, de chanter et de dire
tous les mots que nous sommes, tous les rêves que l’on vit, tout ce qui nous façonne, tout ce qui change la vie
y’a l’envie d’s’accomplir pour une fois pleinement, car si l’envie est là, le résultat suivra
mais les mots sont si peu pour une envie pareille et des mains si tremblantes trahissent le désir
y’a l’envie d’s’épanouir et d’vous montrer enfin les nœuds du bois de chauffe, les nœuds et les dessins
mais le nœud se referme car on ne peut pas tout dire, alors l’envie est là et ça pourrait être pire
23:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25/03/2007
grinta
on a finalement pas perdu notre temps
car il nous rattrape
hurlant à nos oreilles bourdonnantes
tu es resté toi-même
il reste dans nos veines
la chaleur du métal
quand on approche le feu
le brasier se rallume
on a eu beau laver
de nos intempéries
nos manies délabrées
nos fêtes et nos cris
quand le soleil renaît
nos envies se retissent
le lierre d’antan recouvre
les dalles de l’ennui
tu es resté en vie
je l’apprend chaque jour
miraculeux destin
d’être resté fidèle
tu es resté en vie
un phénix déguisé
alors je sors de moi
et te prend dans mes bras
19:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/03/2007
grains
on a semé dans mes chemins
des graines propres qui ont germé
on a semé dans mes chemins
des fleurs de parterre en été
on y a semé des manies
et des manières de parler
on y a semé des envies
des joies, des peines, des pensées
on a semé dans mes chemins
des désespoirs bien tracés
mes herbes folles les recouvrent
avec gaieté
on a semé dans mes chemins
des fleurs-boussole en volée
mais le Nord est encore loin
de mes chemins
si on cultive la terre, ici
je déracinerai tous vos grains
pour ne laisser dans mes sentiers
que le lierre et les blés
on a jeté dans mes sentiers
des parfums qui m’ont dérangé
car en me levant un matin
jme suis perdue dans vos chemins
20:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28/01/2007
infidélités
il faudrait disparaître en un souffle
puisque le vent court sur nos peaux
vous abandonner enfin
pour prendre ce train
il faudrait avoir l’espoir un matin
l’infini à l’absolu
la liberté de regard
et de marcher
il faudrait laisser dans vos mains
mes infidélités
en souvenir peu ordinaire
d’une sincérité
mais l’ordinaire me retient
et je ferme la cage
pour laisser à votre portée
ma terrible constance
13:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


