30/04/2005

Dans une boîte noire ...

nos corps s'enlassent, s'en lassent,
se cassent pour se reconstruire
se blotissent et puis s'étirent
on s'offre un deuxième réveil
dans le calme, lentement on s'éveille
et que la danse commence !
dans cette énergie matinale
on défit les lois de la normale
et magie : notre corps danse
découverte de nouveaux mouvements
un plongeon grisant, un élan
je m'envole vers le sol
lieu de refuge, de repères
avec l'élan, je deviens folle
là où je danse n'est plus par terre
découvrir la bulle des autres
se la faire montrer par ses hôtes
et finallement s'en aller
avec pleins d'choses à emporter
caliner le sol et l'air
caliner tous ses partenaires
caliner la vie, les émois
une tendresse s'offre à moi
ici, on joue à la danse
en musique ou bien en silence
et quand elle ne dit plus rien
alors on trouve une fin

29/04/2005

Bulle

et si on ne vivait que dans sa bulle ...
bulle de savon
bulle transparente et multicolore
invisible, mais quelle belle ombre sur le sol
la bulle qui vole au gré des vents
ou celle qui tombe, sans se détourner de sa chute
celle qui explosera en l'air,
celle qui restera collée au sol quelques instants
ou celle qui rebondira avant de s'eclater en poussière de savon ?
la grosse, grosse bulle fragile
la petite, légère qui dure
celle qui a un arc-en-ciel, dessiné sur sa peau
ou celle qui reflete le monde, dans son miroir d'un instant
la bulle qui vole solitaire
ou celle qui se colle aux autres

comment est-elle, ma bulle ?

25/04/2005

Midi

il neige dans mon jardin
des flocons blancs de pollen
virevolletent sur ma tête
et tombent dans mon assiette
"Aime la neige blanche mais aussi le orange"
j'aime ces flocons et les carottes rapées
repas orange de printemps

ptit coup d'oeil dans le jardin de derrière
accoudée sur le mur, la tête dans le lierre

envie d'accordéon
du gros et du petit
de pianoter en dansant
de la joie de la musique
de l'entrain venu en jouant

envie de tout ranger
de tout aménager
envie de m'installer
de remplir la fontaine
et d'y tremper mes pieds

carottes rapées achevées
je joue avec les grelots de mon collier
avant la tarte au citron meringuée

Ronds de fumée

les ronds de fumée
celle du narguilé
et les tourbillons, les dessins
la légèreté de cette blancheur
la pureté de cette odeur
les nuages qui s'estompent
un ptit rond, il s'élargit, se déforme, disparaît
une ligne, un filet qui s'évapore
densité fluide qui vole, se promène
tout un univers, dans les airs
beauté éphémère et renouvellée
chemins tortueux enroulés
s'évader ...
j'emprunterais un de ces sentiers
pour retomber sur un nuage, un rond de fumée
retomber au pied du narguilé et y retourner

Bonheur

le bonheur, c'est quand on sent tout ce qu'on a dans la tête s'envoler, sans se cogner au plafond du crâne
c'est quand on a la tête qui s'ouvre, qui s'étend, qui fait la bise aux étoiles, qui envellope la tête entière
quand toute l'énergie du monde se faufile vers le ventre, y allume un brasier et répend la chaleur jusqu'au ptit orteil
quand la vapeur d'énergie fait gonfler le corps comme un ballon et que celui-ci s'envole
quand c'est le rire qui tient les commandes du vaisseaux, qui le fait descendre et remonter, tourbilloner et s'arrêter ...

Pluie

sous la pluie
les gouttes m'assoment et me ravivent
me réveillent et m'étourdissent
chair de poule et chaud au coeur
la tristesse dans ma tête m'ébouit au dehors
ça y est, elle est partie, j'ai un arc-en-ciel de bonheur dans le ventre
y'a que moi qui le sait
faudrait bien y regarder pour le trouver
à travers la lueur de mes yeux
tout au fond d'un sourire
la danse de la pluie,
c'est gris et joli
ça mouille froid dans une vapeur tiède
ça dégouline et c'est léger
c'est triste et joyeux
et on rentre se sécher,
s'pelotonner, de chocolater,
se consoler du chagrin qu'on a essuyé sans même le voir passer

20/04/2005

Conjugaison

je toupirouette dans le jardin
tu toupirouette à mes côtés
elle nous regarde en riant et toupirouette enfin
nous toupirouettons ensemble
vous reprenez votre souffle et recommencez
ils nous regardent sans comprendre

(toupirouetter: faire des pirouettes sur soi-même en écartant les bras, à la manière d'une toupie)

Pause

un moment de solitude
où sortie respirer
j'ai échoué dans les bras d'un arbre
pour un calin de réconfort
dans l'odeur de résine de son col
mes mains suivent ses rides en silence
sa peau est rugueuse je me sens bien
bercée là je me repose
je me retrouve dans le bonheur
l'sourire au lèvres veut pas partir
qu'il reste là il y est bien
je suis apaisée par les masses calmes:
par les arbres, par le vent
par le ciel et la mer
les contrebasses et les géants
le calme est une force apaisante
dans laquelle je me sens bien
l'arbre où je suis l'a compris
je quitte ses bras endormis
et redescends dans la vie

L'hiver est le plus froid au début du printemps

retourner à l'écorce
enlever les lichens
les mousses et les déchets
persevoir l'essentiel
en oubliant le reste
en en riant sans cesse
juste entre terre et ciel
pas les vents balancée
que s'enfuie toute la haine
retrouver de la force

17/04/2005

Coup d'coeur

a cette dimension parallèle qu'on apelle le bonheur
j'ai le coeur qui bat à 50 à l'heure
rien qu'en pensant aux souvenirs
alors jme met à sourire
une bouffée de joie m'arrive comme ça
alors tout frissone en moi
ces instants volés m'ont apaisés
je m'envole, ça m'fait rêver
ah! c'est trop bon d'être dans le ciel
j'veux y rester ! jusqu'au réveil ...

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