30/05/2005

Blanc

blanc ...
c'est ce que tu m'inspires
une forme blanche indeterminée
un rond, un triangle, un carré ...
un sourire peut-être
un sourire frais
fraicheur de fleur
pétale de fleur blanc
pétale légèrement parfumé
un nuage de lait
une couette récemment lessivée
gamin mal réveillé
blanc attirant
lumineux ...
ton regard vers le plafond
ta pudeur ...
j'ai goûté, comme un verre de lait
à la blanche aura qui t'entourait

29/05/2005

Instants

simplement ces instants
où la rosée rencontre la plante du pied
la fraîcheur se montre
envahit le coeur et l'air
remplie la tête de vent clair

simplement cette odeur
celle de la pluie
indéfinissable et pourtant ...
parfum de chaleur rêveuse condensée
retombée cristallisée
parfum de gamin mal réveillé
la tête dans ses rêves
les yeux dans le vague

juste ce moment
précis, que toujours on oublie
impossible d'y repenser
où tard le soir on s'endort
où l'inconscient mis à nu s'exprime
cette seconde précise où plus rien n'est vrai
où l'esprit en harmonie allie
son réel et sa magie
ce basculement d'un instant

simplement ces idées
simplement ce concret
c'est juste la vie qui bat

simplement cette vie
simplement l'infini
c'est l'assemblage de tout cela

22/05/2005

Clin d'oeil

j’ai vu ton clin d’œil l’éléphant,
j’ai vu ton sourire petite fille
et je sais qu’ils m'étaient destinés
vos peaux dorés sous la lumière
que diffusaient les lampadaires
vous avez rendu vrais

et vos calins, pleins de douceur
et tout cet air qui vous reliait
formait une bulle si magique
que les larmes venaient
et que le cœur dans son étui
d’un rythme calme et doux
caressait la fourrure par accoups

la délicatesse de l’accent russe
et la force contrebasse
s’étaient reliées dans une nuit
pour moi seule
et je marchais à vos côtés
vous admirais, emerveillée
vous vous êtes endormis, j’y vais

Goût

ce goût fruité d’une terrasse de café bordée d’enfants
pain au chocolat et grenadine
ce ptiot qui marche sans s’arrêter,
il vient d’apprendre sans doute
t’as raison, c’est si bon, de pouvoir s’en aller
et les autres, et les rires …
la vie s’est épanouie

Scène

juste une scène:
l’éléphant arrive, majestueux et la musique s’emballe,
le corps se met à danser, le coeur aussi et le regard se tourne, vers la trompe remplie d’une petite,
vers la calme beauté …
il fait noir et gris et bleu,
les nuages blancs ressortent ,
au loin, la grue titan, éclairée, rappelle les chantiers
où nous sommes, d’où tout vient, où la musique joue
sur une scène éclairée en hauteur, jolie

juste une scène, un spectacle, une vie un moment ...

20/05/2005

Les géants

y'a des géants dans ma ville
et dans mon coeur ça résonne
un éléphant qui barrit
une enfant qui m'étonne
de ses grands yeux, très jolie
elle berce mes pensées
elle a l'air réjouie
je veux la caresser
me balancer à son bras
toucher sa peau si fine
mais moi je reste en bas
ébahie devant sa mine
dans un air de magie
qui règne sur ces moments
tout le monde qui sourit
en r'gardant l'éléphant
si majestueux, si beau
et si vrai avant tout
en plus, c'est rigolo
d'être dans ce monde fou

écrire ...

mes mots-grelots font une pirouette
mes mots-grelots résonnent
mes mots-bateaux se prennent une vague,
ils échouent doucement ...
mes mots-nuages sont vaporeux
mes mots-nuages viennent
se cristallisent et je les vois
les phrases tombent en neige

Barque

on peut partir si loin,
dans un coin de sa tête
en grande voyageuse,
je pars à la dérive
c'est grisant et j'ai peur
de me perdre là-bas
c'est grisant et j'espère
y rester un moment
dans mon bateau à voiles
je largue les amarres
dans ma barque de toile
je vous salue et pars

18/05/2005

Vie

une vie gouteuse, embrasée
m'attend, je la regarde
une vie d'amour, par mégarde
par tous les princes embrassée

un feu de vie et d'aventure
venu de ces braises rouges
je souffle dessus, et je bouge
ce qui sera mon futur

un voyage intense éternel
découvrir le monde entier
et quand j'en serai lassé
il me restera le soleil

un champs désert ensoleillé
le lit d'un fleuve où se couler
de l'herbe verte fraichement coupée
une alouette enchantée

et que tintent les grelots
de ton sourire, je serais la reine
et que mugissent les taureaux
un cri de vie et de haine

une étoile à mon chevet
pour guider mes pas perdus
dans la nuit, le cou tendu
je me laisserai envouter

et puis la lune, où mes idées
se promeneront sans cesse
puis dans une fête, en liesse
elles surgiront toutes affolées

une toupie où s'retourner
des ailes pour m'envoler
des nageoires pour mieux nager
ce que la vie peut donner

un trésor déterré
au fond d'un trou, épuisée
dans le coffre, je trouverai
une pluie de sourires en collier

et que tintent les grelots
de ton sourire, je serai reine
et que mugissent les taureaux
un cri de vie et de haine

des mots de couleurs me viendront
pour décorer mon intérieur
et la nuit, de leur lueur
toujours ils me soutiendront

des mots d'amour, de vie
et des mots doux, des mots gentils
pour des inconnus, des amis
pour que tu viennes dans mon lit

des notes prisent à la volée
envelloperont l'imaginaire
une musique de naguère
qui encore sera écoutée

un souffle chaud ravivant
un frais pour quand c'est l'été
un qui nous caresse, aimé
et l'dernier, pour tuer mon vivant

Rêverie

ruptures de temps
où s'enlacent les pendules
où les minutes lachées
s'endorment doucement
si proches de la vie
mais bien au plus profond
d'un univers sombre
éclairé, endormi
d'un rêve chantant et doux
d'un mystère oublié
d'une fable répétée
qui prend vie soudainement
d'une histoire à dormir
debout les yeux ouverts
pendant que les yeux fermés
se souviennent de ce monde
et rien ne peut troubler
ce sommeil, ce rêve
une inspiration qui
montre le chemin
montre son point de vue
et fait vivre le vide
et fait vivre la mort
réveille celui qui dort
la voie tortueuse des pensées
qui dessine, écrit, s'invente
se transforme, se crée
harmonie inconsciente
douce rêverie ambulante
au creux d'un sommeil, d'une envie
tu restera, mon rêve

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