31/08/2005

Claquements de mains

les claquements de mains qui vivent dans ma tête

ne partiront pas

ils ont trop bercé mes nuits blanches

et embellit les étoiles

j’ai fait la fête à leur rythme

et d’autres claquements nous ont rejoint

suivis de près par des guitares, des voix

et un accordéon

les claquements de mains n’imposent pas leur vérité

ils chantent la vie, ils dansent l’amour

et font briller le jour

quand l’heure est à la fête

les jours sont emplis d’heures

alors la musique s’entête

difficile de dormir ou de ne pas danser

difficile de ne pas sourire au monde entier

on se croise, on discute et on rit un peu

on se sourit, se revoit

on chantera des chansons plus tard

mais pour l’instant on les écoute

il est tard et la nuit berce nos rêves

d’enfants et de grands, d’amour et d’aventure

il est tôt, il arrive la trêve

où l’on se repose pour mieux repartir

22/08/2005

Pirouette la lucette et marinette

Il est neuf heures vingt-sept sous cette aubette et ce soir c’est la fête, on va manger de l’omelette aux blettes et peut être bien des paupiettes à paillettes …

En route pour Sète ou bien la crête, pourquoi pas barcelonette, on y casse souvent des assiettes, et soir de fête : c’est la tempête ! Met ta jupette, fais toi des couettes, je t’attends avec ma crête et ma salopette, qu’est ce qu’on sera chouette dans notre brouette, tu joues de la trompette ou des castagnettes ? Pour moi ce sera les claquettes et des bijoux qui cliquettent, comme les minettes sur la croisette qui font leur starlettes pour les gars à casquettes et mobylettes qui rêvent de femmes-alumettes … mais nous, on est pas des femmelettes, on est mm un peu rondouillettes, c’est de la faute à l’andouillette … nempêche, pour nous, pas de croisette, car on préfère une guinguette, il parait que dans celle de ginette, on y chante des chansonnettes et y’a pas de mecs qui se la pètent, ils glissent des mots à la sauvette, pour démarrer une amourette

Alors tu viens pirouette, ma lucette

C’est partit pour faire la fête !

17/08/2005

Les accords de l'indifférence

il y avait pleins de choses dans mon sac

mais le plus important était les accords de l’indifférence

il y avait pleins de choses dans ma tête et ailleurs

mais la resonnance de contrebasse dans mes boyaux se faisait plus entendre

des souvenirs en pagailles qui ressurgissent comme des bulles qui éclatent à la surface de l’eau

il y aurait pleins de choses à dire

mais les mots ne veulent plus parler

Aéroport de barcelone

bientôt l’envol mais déjà tout tourne

tout est survolé, envolé…

y’a des souvenirs en musique en boucle dans ma tête

des envies folles et des idées, des occasions manquées

et une douleur au ventre

je laisse un peu de moi à chaque pas sur terre

ici le lambeau de chair … venait du cœur

 

« ainsi va la vie d’ici, la vie est là d’ici bas

 elle débat et batt’rie les premiers pas dansés

al ban des écoliers

balancés dans l’air, sans avoir d’air,

saoulés dans le temps

aux folles nuits d’abus du soufflet qui s’étire et rit

c’est bon, c’ets l’ton du blues

et si c’était ça la vie, et si on nous l’avait pas dit

l’épique époque aussi va de l’avant,

l’aventure est là

allez, dis le nous donc, dis

dans des mots doux au dit désir ici

efficace étape à passer »

 

Amoureuse

amoureuse, une faim de désirs de consumes

un feu te brûle, te mords, t’embrase

et la vie n’a qu’à bien se tenir

tu l’attends, le souffle court

 

affamée, tu ries beaucoup

tes rêves s’envolent et te portent loin

tu arraches tout, tu ne gardes rien

tu cries ton bonheur même dans ton silence

 

généreuse, l’eau te coule entre les mains

tu as besoin de vide et de légèreté

tu laisses tomber les cailloux de tes poches

et tu cours pour en ramasser

 

vivante et sûre, tu ne dors plus

la nuit est trop belle, le matin aussi

tu veux voir la lune et briller le soleil

ton énergie te porte, tu n’as plus sommeil

 

amoureuse de rien, princesse du soleil

ton cœur de brûle, ton ventre se tords pour personne

amoureuse de la vie, goûteuse de l’infini

tu profites des instants qui pour toi sont choisis

 

06/08/2005

St michel

un doux brouillard d'absence de désir m'entoure                                                                                               mais la montre à rebourd bat ses minutes                                                                                                           et me rapelle ceux qui attendent place st michel                                                                                                  un nuage de ciel bleu se dessine                                                                                                                         et la peur au ventre, l'impatience au bout des doigts                                                                                             je m'apprète au soleil et à la lumière

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