22/12/2005
Pourquoi tu marches ?
t’as vu les larmes de mes yeux, la chaleur de mon corps ? t’as vu les ailes me pousser, le vent les emporter ?
t’as vu cette grue au loin, ce bateau partir ?
t’as vu tous ces gens-là et leurs poussières de vie ?
tu voudrais que je m’enferme ?! tu voudrais que je m’endorme ?!
c’est tout cela que je veux fuir ! c’est pour tout ça que j’veux partir !
et tous les soucis qui s’envolent dans la nuée des oiseaux, ça me libère …
main dans les poches et nez au vent, mine de rien je voyage peut-être plus loin que dans vos îles conditionnées
alors je marche et marcherai, alors j’ampoule mes pieds et rougis mes joues, alors je perds mon temps à le gagner
00:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/12/2005
Navire
je suis montée dans le navire
il m’a mené déjà bien loin
au pays des larmes et des rires
c’est un navire qui ne revient
qu’à la fin d’un très grand voyage
il prend son temps et nous emmène
on voit toutes sortes de paysages
et à son bord la fête est reine
je suis montée sur ce bateaux
le cœur chargé de milles envies
il m’en reste un bien gros lot
mais le voyage n’est pas fini
18:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/12/2005
Trier
trier
tu tries tout d’un trait, tu sombres
dans le fond de tes pensées
tu retrouves ton ombre
face à toi, enfin nue
tu te vois en plein jour
la lumière qui se crée
montre un tout nouveau jour
le chemin est tracé
et la vie suit son cours
mais toi tes yeux fermés
se sont ouverts enfin
et tu peux repartir
le visage serein
tes pas volent à un but
tes pensées vont au même
et la simplicité
se fait maîtresse et reine
11:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nue
un mot, une phrase
les masques tombent
tout se déshabille
et je suis là, nue
nue dans le froid
et nue de honte
11:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/12/2005
Nuit
on a marché dans la nuit
portés par un vent de folie
on a bu le noir le gris
et vogué sur un radeau de vie
on a tout voulu, tout aimé
on a tout perdu, tout pleuré
on a, avant tout, tout donné
à la nuit noire qui regardait
13:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Noir
au détour d’une phrase, ton gouffre est mis à nu
et ce qu’il contient d’enfer, de honte et de fracas
crie
ce qui le bouchait est enterré dans la boue grise
il ne reste que la lumière de ce trou sans fond
aveuglante et nue
elle réveille mon gouffre,
mes tourments et mes peurs
ce qui grouille au fond de moi se blottit d’horreur
et deux grands yeux ouverts
se regardent
13:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


