18/05/2006
Tempête
c’est la tempête
y’a plein de vent dans les branches
le hamac se balance
c’est la tempête qui commence
j’essuie des gouttes de pluie
et tout dégringole d’un coup
des seaux, des mares,
des sorts de marabou
et je la prend à bras le corps
dans ma tête
je suis assise là, je vous regarde
mais la tempête est dans ma tête
et je parle aux giclées de vent
qui cogne aux carreaux
vous êtes contents d’être bien au chaud
moi je trépigne de sortir
car vous voyez
c’est la tempête
21:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14/05/2006
(?)
elle a fermé ses volets
elle a remis la couverture
et s’est enveloppé dedans
elle avait froid ou bien peur
un hiver dans le cœur
elle s’est blottie encore plus fort
et quand les larmes ont coulé
elle les a essuyé
elle ne savait pas pourquoi
le monde tout autour d’elle
était devenu gris
et sa place se perdait
elle ne savait plus son nom
ses craintes et ses joies
ses horizons …
alors elle a fermé les volets
elle a remis la couverture
et s’est blottie dedans
16:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/05/2006
Le flot fouillis
il a plu longtemps sans s’arrêter, sans oublier
sans craindre que le soleil ne réapparaisse et sans y croire non plus
s’enterrer dans la boue grise, se faire marcher dessus
s’étaler dans la terre, la peau les mains le sable
et tout ce qui y coure qui pourrait s’arrêter
vouloir y rentrer, y pénétrer être terre être mère être bien
trouver du réconfort et s’endormir demain dans les bras d’un jasmin
il pleuvait fort, comme on dort, comme on crie quand un élan de frustration nous atteint et nous plie
il pleut encore, ils courent encore dans la tête, dans les bras sur les cheveux hérissés de la tête, des mouettes
qui tournent en rond
pourquoi justement le sucre, le chaud, le tiède et le doré ?
et puis oui, repartir, prendre ses jambes à son cou
et se mettre à courir et même se mettre à rire s’envoler dans ses ailes que l’on cache aux passants que l’on cache cache tant que l’on cache pourtant
et ne plus s’oublier, prendre le temps de s’aimer, de s’ouvrir de grands bras d’y passer le printemps comme lorsqu’il fut un temps
où j’découvrais la vie, où j’apprenais les mots
aujourd’hui ce ruisseau qui emporte les pensées, je les laisse couler et elles suivent son flot, c’est pire que la magie c’est pire que tout cqui vit
je ne comprendrais rien mais je me sens si bien que je vais m’envoler que j’ai peur de couler que j’ai peur de tout tous les jours et toujours alors je redescends
calmement
pourquoi dans une tête de cette taille là y’a tant et tant de sentiments de fouillis d’idées et des tas de pensées ?
et le cœur qui suit pas …
22:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'heure bleue
au ventre de la terre
où tous les chats sont gris
on oublie la misère
on oublie et on rit
sans toit et sans fenêtres
pour s’aérer la tête
on oublie l’temps qui passe
on garde c’qui ne jamais lasse
on garde tous les sourires
la corde tendue des sentiments
que l’on fait jouer souvent
qui tire nos soupirs
on a le ciel comme veilleuse
mais on s’endors le jour
après la levée merveilleuse
de la lumière dans la cour
alors au fond d’un vieux fauteuil
dans le cœur un sourire
on a jeté tout orgueil
et on recommence à vivre
14:37 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01/05/2006
Méthodes sioux
y’en a qui crient, qui pleurent
qui mordent la terre pour passer la douleur
y’a ceux qui s’étouffent dans les sanglots
qui ne respirent plus, la tête dans l’eau
j’en connais qui ne s’arrêtent plus
de parler, dérouler les mots
on peut aussi partir, courir, ne plus rien dire
ou laisser filer et repartir
un matin sur un air nouveau
voir ce qui suit, s’il fait beau
moi je redémarre mais à l’envers
à reculons, je change mon univers
et en faisant le compte à rebours
je replace en moi tous les morceaux
16:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
écrire
mêler les idées, les nommer
transcrire ses pensées
pas à pas, doucement
puis le rythme se prend
chemin de fer
train en route
et tout s’accélère
le récit fonce
bouscule l’air
pour une destination sans issue
dont on sait peu le contenu
16:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


