26/06/2006
le lit défait
au réveil le matin, on entre dans un autre monde
les histoires de la veille sont celles d’autres amants
on enfile nos lunettes, on remet en question
ce qu’on a dit ou fait, on prend une position
au matin, le lit tangue, le réveil l’agite
il n’y a que les miroirs qui offrent leur reflets
on est nus dans les draps, on est seuls, et bien vite
la tête se remplit des bruits qui résonnèrent
ce matin, au réveil, il y avait du soleil
les doutes des autres jours se tapissaient dans l’ombre
ce matin, dans la tête, tout paraissait si clair
qu’il restait sur mes lèvres le goût de l’hier
17:06 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
rayon de sourire
y’a un rayon de soleil qui rentre dans ma vie
par la fenêtre
y’a un rayon de soleil, y’a des gens qui sourient
c’est la fête
y’a du bonheur dans l’air, y’a du cœur en vapeur
qui s’échappe
alors on respire fort, on se laisse porter
par la vie
16:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20/06/2006
résistance
en regardant ce monde sans rien comprendre
elle se disait que la résistance n’était pas finie, que les maquis avaient juste changés, comme les chemises noires devenues bleutées et les aigles à hélices
elle se demandait s’il existait quelque part un endroit de répit où la vie n’était pas marquée par le choix de la passivité, de collaborer ou résister
elle se disait que ce choix était toujours là et se demandait combien de personnes le savaient
elle se demandait à partir de combien de familles cachées, d’histoires de clandestinité, les livres d’histoire le raconteraient
elle se disait que la mode des lunettes fumées qui grandissaient d’année en année était liée au fait de fermer les yeux sur la réalité
elle sentait bien que la victoire n’était jamais gagnée, que les mêmes idéaux renaissaient
elle voulait se battre encore et toujours contre ces théories d’espace à garder, d’étrangers à surveiller
elle voulait résister
15:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/06/2006
vie
il y a la vie, la « vraie »
celle des supermarchés
et des publicités
c’est une amante coriace
jalouse de tout
du temps qui passe
c’est une folle qui rend fou
les galériens se soumettent
ils oublient même leur propre tête
pour son amour, faut tout donner
on perd son temps et ses idées
pendant que les nuages passent
que le ciel d’encre fait des taches
que les oiseaux s’envolent en grappes
que des enfants sautent dans des flaques
plus grands, ils auront la rivière
des amis, sourires, une bière
des coins secrets où l’on se perd
et l’immensité d’une terre
11:21 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11/06/2006
nuage
tant que des nuées d’oiseaux s’envoleront
je resterai là
je ne bougerait pas, que quelques mouvements
et je regarderai, yeux écarquillés
s’ils veulent se poser, je laisserai faire
pour courir vite sur eux, tête baissée
alors d’un seul coup, c’est tout un nuage
de plumes et de becs, de bruits d’ailes secs
il y a l’air qui chavire et les deux yeux respirent
alors je resterai là
et les ailes de mon cœur battront
15:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


