28/08/2006
les marins
ils ont des yeux d’argent, de verre et de poussières
mais des yeux qui clignotent, en suivant la lumière
de leur tête, ils sont fous, fiers et forts, mais vivant
avant tout, et je les remercie
ils sont graves et sérieux face à leur destin
ou bien léger comme l’air qui souffle sur nos mains
ils ont des doutes sur tout et sur eux avant tout
fragiles dans le vent d’automne
ils ont une peau pudique qui couvre bien des choses
des secrets, des espoirs, des humeurs moroses
mais avec le temps, cette peau se colore
de toutes les couleurs de leur humeur
je me forge les yeux à les voir pousser
à les voir mûrir, mûrir parmi les blés
je transforme mes sens grâce à leur présence
espérant que cela les nourris
et quand viennent les coups, que je ne sais recevoir
tout ce qui me déplait, le rejet, les yeux noirs
ou juste un petit signe, d’un mal être qui est là
je suis bien petite face à tout cela
mais les marées ne font pas tout, la mer est là
et elle emporte loin, elle emporte là bas
où on vit de nos liens, tous ceux qu’on a tissés
doucement, au fil des marées
15:47 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11/08/2006
barcelone
il y a de la vie à revendre et beaucoup veulent en acheter
alors les boutiques poussent et se bousculent
il y a des ruelles qui tournent et nous emmènent
loin, bien loin de tout ce qui est goudronné
il y a des surprises à chaque coin de rue
un sourire, un regard ou un peu de chaleur
que diffusent souvent les gens de cet ailleurs
qui se cachent parfois si bien …
car la vie qu’elle produit, la ville ne la vend pas
l’invasion des barbares pousse même à l’étouffer
mais comme un phénix, de ses cendres elle renaît
offrant à la lueur un jour étincelant
c’est une ville mélangée, qui porte dans son ventre
de toutes les couleurs, odeurs et sensations
et lorsqu’on s’y perd qu’on se laisse manger
ce qu’on découvre alors est tel qu’un marché
le marché de la vie à l’abri des regards
21:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
aventure
« il restera toujours ce goût d’aventure »
j’ai pris un train ce soir, allume les étoiles,
les lumières des villes, et ce qu’elles nous dévoilent
j’ai pris un train de nuit pour surprendre votre sommeil
et lire dans vos songes des rêves de vermeil
j’ai baissé la lumière et observé tout ça
les langues étrangères, les sourires, les voix
puis j’ai fermé les yeux et me suis endormie
sur le rythme des rails qui donne le tournis
au matin la lumière m’a servi de réveil
et de guide nouveau de terres étrangères
et comme il faisait beau, qu’il y avait du soleil
la mer dans nos yeux brillait d’un air fier
il y a eu d’autres trains, des arrêts, des attentes
des sacs dans tous les coins, des matelas, une tente
mais toujours et partout cette lumière qui perdure
le coeur qui est ému et la peau qui respire
les odeurs de l’ailleurs, des pays, des empires
et ce goût qui s’envole, c’est le goût d’aventure
21:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


