25/03/2007
grinta
on a finalement pas perdu notre temps
car il nous rattrape
hurlant à nos oreilles bourdonnantes
tu es resté toi-même
il reste dans nos veines
la chaleur du métal
quand on approche le feu
le brasier se rallume
on a eu beau laver
de nos intempéries
nos manies délabrées
nos fêtes et nos cris
quand le soleil renaît
nos envies se retissent
le lierre d’antan recouvre
les dalles de l’ennui
tu es resté en vie
je l’apprend chaque jour
miraculeux destin
d’être resté fidèle
tu es resté en vie
un phénix déguisé
alors je sors de moi
et te prend dans mes bras
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