11/09/2007

une existence ardente

dans le creux de la paume, une chaleur secrète

qui croirait à cette vie, m’observant de dehors

dans l’envers de mes yeux, les regards sont brûlants

et au sein de mon ventre, la faim qui bout me chauffe

dans les méandres des songes, délier rend raison

dans le vide établi, l’harmonie prend le pas

alors la clim s’arrête, car je renais en moi

je reprends le contrôle avec les émotions

je reprends les envies, je reprends les passions

l’adrénaline chérie, et même les convictions

les délires, les déboires, les fêlures de ma vie

je reprends qui je suis, et j’accepte ce moi

j’accepte de me perdre en cherchant le chemin

d’être moins qu’une reine, d’être un assassin

d’être bien cabossée, meurtrie, ridée et pâle

mais d’être simplement, bien loin d’un idéal

ma mue abandonnée, je n’ai pas de regrets

à qui manquerait une peau que l’on n’a pas aimé

qui glissait,froide et lisse, sur la peau brûlante

d’une vie de délices, d’une existence ardente

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